Articulation du cheval et complément alimentaire : le combo gagnant ?

« Mon cheval a-t-il besoin d’une complémentation pour soutenir ses articulations ? » Cette question que nous nous posons tous mérite réflexion.
cheval-energy.com, en partenariat avec le laboratoire NAF Equine, leader du complement alimentaire pour chevaux au Royaume-Uni, fait un tour d’horizon sur la complémentation orale pour l’articulation du cheval : bénéfices, nutriments clés, lecture d’étiquette, dopage …

Physiologie de l’articulation du cheval au travail

 

Qu’il s’agisse d’allonger une foulée au trot, d’effectuer un parcours de saut d’obstacles ou de trotter sur une route en macadam, l’articulation du cheval au travail est sollicitée de manière plus importante que la nature ne l’avait prévu.

Ce stress induit par l’effort est, dans l’absolu, bénéfique car il participe à augmenter la résistance de l’articulation, tout comme un os a besoin de contraintes pour se solidifier. En effet, toute cellule du corps a une capacité à se régénérer jusqu’à une certaine limite, propre à chaque individu, chaque organe, chaque articulation.

Lorsque ce stress dépasse cette limite, il se crée un déséquilibre entre les microtraumatismes induits et la capacité de l’articulation à se régénérer.

Dans un premier temps, le stress provoque une inflammation locale suffisante pour persister malgré les processus naturels de réparation. Cette inflammation entraine petit à petit une modification des propriétés biomécaniques du liquide synovial et du cartilage articulaire, respectivement lubrifiant et amortisseur de l’articulation du cheval.

Cette fragilité articulaire induite est un terrain propice à l’apparition au fil du temps de lésions articulaires et au développement de l’arthrose chez le cheval.

Il existe d‘autres facteurs pouvant prédisposer aux lésions articulaires, comme le vieillissement (après 10 ans chez le cheval) ou l’obésité qui favorisent l’apparition de l’inflammation articulaire.

Que pouvons-nous donc faire, en tant que propriétaires, cavaliers et entraineurs, pour aider nos chevaux à garder des articulations en bonne santé ?

En plus de l’attention portée à un entrainement adapté, au choix et à l’entretien des terrains, à la qualité de la maréchalerie, du suivi vétérinaire, des soins, locaux, distribuer un complément alimentaire bien formulé pour soutenir l’articulation du cheval est un atout désormais bien connu !

Quels sont les ingrédients clés d’un complement alimentaire pour chevaux à visée articulaire ?

Chaque complément alimentaire pour chevaux à visée articulaire est formulé de manière différente. Néanmoins, il existe des ingrédients clés que l’on retrouve d’une formule à l’autre, sous telle ou telle forme et en telle quantité … du moins chez les fabricants qui tiennent la route !

Il est donc important de connaitre les éléments importants à vérifier lorsque vous faites votre choix. NAF Equine vous dresse une liste non exhaustive des ingrédients clés les plus utilisés.

La Glucosamine

Un des ingrédients les plus connus pour les articulations, la glucosamine est un élément important dans la formation du cartilage, ce qui en fait nutriment essentiel pour l’articulation du cheval en croissance mais également tout au long de sa carrière.

La glucosamine est disponible sous trois formes différentes : le sulfate de glucosamine, le chlorhydrate de  glucosamine (HCl) et la n-acétyl glucosamine.

Les avis scientifiques se rejoignent sur le fait que seule la forme sulfate est réellement efficace pour les articulations. Ceci est peut-être dû, du moins en partie, à sa biodisponibilité et il est prouvé que chez les chevaux, la forme sulfate est plus biodisponible que la forme chlorhydrate.

Le MSM

Le MSM ou Méthyl Sulfonyl Méthane est un composé organique riche en sulfure, un élément important pour la protection de l’articulation du cheval.

Le MSM est trouvé naturellement, à faibles doses, dans les plantes mais il est rapidement dégradé lors de la transformation ou du stockage de la nourriture. Il est par conséquent particulièrement important pendant l’hiver, lorsque l’accès au fourrage vert est limité, de complémenter le régime des chevaux avec du MSM.

Des essais sur les humains ainsi que sur les animaux ont montré une réduction de la douleur et de l’inflammation lors d’une complémentation avec du MSM.

Récemment, l’utilisation du MSM dans la supplémentation du cheval de concours a soulevé des interrogations quant au dopage.

Des experts de l’industrie ont travaillé en étroite collaboration avec la FEI, qui a désormais publié une déclaration pour rassurer les compétiteurs que l’utilisation du MSM en tant que ou au sein d’un complément alimentaire pour chevaux ne pose pas de problème aux autorités.

Sulfate de Chondroïtine et acide Hyaluronique

Le sulfate de Chondroïtine et l’acide Hyaluronique sont tous deux des glycosaminoglycanes, c’est-à-dire des composants de base des tissus articulaires et du cartilage. Ce sont des composés de taille importante et leur biodisponibilité chez les chevaux n’est pas clairement établie.

Cependant, il existe des preuves qu’ils jouent un rôle dans le maintien de la santé de l’articulation du cheval, en particulier lorsqu’ils sont associés à d’autres ingrédients.

Acide gras Omega 3

Les acides gras Omega 3 sont des polysaccharides à longue chaine et se classent dans la catégorie des « bons gras ».

Les principales sources d’oméga 3 incluent l’huile de poisson, mais par égard à la protection de l’environnement et l’adéquation avec l’alimentation des équidés, NAF Equine préfère utiliser des sources d’origine végétale telles que les graines de Chia ou les algues marines.

Les recherches sur ces acides gras essentiels leur attribuent de nombreux bienfaits, mais en ce qui concerne la santé des articulations, c’est leur effet anti-inflammatoire qui est intéressant.

Les Omega 3 sont également importants pour les fonctions cognitives, aidant ainsi le cheval de sport à rester concentré et contribuant à ce que le vieux cheval continu à se sentir jeune !

Et les Plantes?

Un soutien par les plantes peut être un atout majeur dans la santé de l’articulation du cheval, qu’il s’agisse de prévenir les dommages des radicaux libres libérés lors de l’effort ou de l’inflammation grâce aux antioxydants, ou de participer à soulager la douleur ou l’inflammation.

Les plantes les plus utilisées incluent l’harpagophytum ou griffe du diable, le curcuma et le gingembre, et sont particulièrement bons pour le vieux cheval ou à la retraite.

Concernant l’harpagophytum pour le cheval, attention cependant à ne pas en abuser car il peut être mal toléré par le cheval sensible de l’estomac.

Rappelez-vous cependant que si votre cheval est toujours au travail ou s’il sort en compétition, les plantes ne lui fournissent pas les composants importants permettant la régénération de l’articulation.

Si vous utilisez des plantes pour des chevaux de compétition, pensez à vérifier qu’elles soient bien autorisées en concours.

La griffe du diable a été ajoutée à la liste des substances interdites par la FEI en janvier 2016, lorsque la FEI a reconnu son composant actif, l’harpagoside, en tant qu’anti-inflammatoire naturel. Cependant, cela ne signifie pas qu’il n’ait pas son utilité, et les produits à base d’harpagophytum sont excellents pour le confort de l’articulation du cheval souffrant d’arthrose !

Si certains de vos chevaux sortent en concours, nous vous conseillons de conserver tout produit à base de griffe du diable dans votre pharmacie, à l’écart de la nourriture afin d’éviter toute confusion.

Quelle quantité dois-je donner pour un effet suffisant ?

 On se pose souvent la question de la quantité à distribuer, notamment concernant la glucosamine, la chondroïtine et l’acide hyaluronique.

Comme pour beaucoup de chose, cela dépend de votre cheval : âge, activité, bilan locomoteur … N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire si vous avez un doute.

D’une manière générale, il est conseillé de donner environ 5 000 à 10 000 mg de sulfate de glucosamine par jour pour les chevaux, mais cela dépend du cheval et, cela est extrêmement important, de ce que vous donnez avec.

Les études ont montré les bénéfices de la combinaison de la glucosamine avec le MSM ou la chondroïtine. Il est également prouvé que l’association du MSM avec des antioxydants donne de bons résultats sur les chevaux de concours, de même que la chondroïtine et l’acide hyaluronique.

Bien qu’il n’y ait pas de formule magique, la bonne synergie offre des résultats bien supérieurs à l’addition des bienfaits de chaque composant ! Vous verrez donc que vous pouvez donner des quantités moindres que ce que vous auriez pu penser.

Enfin, s’il s’agit d’un complément alimentaire pour chevaux déjà formulé par un fabricant,  comme le Superflex Pro de NAF Equine, la quantité à distribuer est détaillée, vous n’aurez qu’à suivre les instructions figurant sur le pot !

Lecture de l’étiquette : les pièges à éviter !

 Lire une étiquette attentivement permet non seulement de vérifier quels ingrédients clés sont utilisés et à quelle dose, mais également les autres ingrédients.

Un complément alimentaire pour chevaux source de vitamines peut nécessiter par exemple l’utilisation d’une céréale comme le blé qui favorise la bonne assimilation de ces vitamines.

Dans le cas des compléments pour l’articulation du cheval, la bonne assimilation des ingrédients clés ne nécessite pas de nutriments spécifiques, déjà présent dans les aliments de tous les jours.

Par conséquent, si le produit que vous avez sélectionné contient des quantités élevées (en haut de la liste) de luzerne ou de poudre de lait par exemple, alors demandez-vous si le rapport qualité/prix est correct et si vous ne payez pas des ingrédients inutiles.

Par ailleurs, nous souhaitons tous choisir un produit de la meilleure qualité pour nos chevaux. Il vaut mieux sélectionner une société avec des références reconnues en matière de qualité, de façon à vous assurer que le complément réponde aux plus hautes normes.

Au Royaume-Uni, des références telles que GPM+ et UFAS sont intéressantes car elles vous assurent des bonnes pratiques en ce qui concerne l’origine des ingrédients et les méthodes de production.

Dopant ou non dopant ?

Si vous sortez en compétition, il est non seulement important de vérifier qu’aucun ingrédient non autorisé tel que l’harpagophytum n’ait été utilisé dans la composition du complément alimentaire, mais également que le risque d’une contamination accidentelle soit couvert.

Le laboratoire NAF Equine fait appel à un comité de contrôle de qualité indépendant, conçu pour les chevaux de concours, qui s’assure que les meilleures procédures ont été mises en place.

Développé au Royaume-Uni par la British Equestrian Trade Association (BETA), le programme BETA NOPS a été lancé en 2009 et collabore maintenant avec des comités de contrôle de qualité dans le monde entier pour réduire le risque de contamination par des substances interdites d’origine naturelle (Naturally Occurring Prohibited Substances ou NOPS).

Ces substances interdites qu’ils recherchent particulièrement sont les suivantes, bien que cette liste ne soit pas exhaustive (source entre parenthèses).

  • Caféine – (café)
  • Théobromine – (chocolat)
  • Théophylline – (thé)
  • Morphine – (pavot à opium, Papaver somniferum)
  • Hyoscine – (belladone, Datura)
  • Hordénine – (orge germé)
  • Atropine – (belladone – Atropa belladonna)
  • Nicotine – (tabac)

Le code BETA garantit que les matières utilisées ont fait l’objet d’une évaluation des risques, que les fournisseurs sont soigneusement sélectionnés et que les processus de fabrication sont soigneusement contrôlés pour minimiser les risques de contaminations par des NOPS, de la ferme à la boutique.

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